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Enquête

Aucune visite sérieuse alors que des biens comparables se vendent : ce que cela révèle

Quand des maisons comparables trouvent preneur et que la vôtre n’attire aucune visite sérieuse, l’explication se trouve le plus souvent dans la façon dont l’annonce se situe face à la concurrence : le prix affiché, la présentation ou le public qui la voit. Ce n’est pas une affaire de chance, c’est un écart à mesurer. Une fois mesuré, il se corrige dans un ordre précis.

Par Vincent De Bergh, conseiller immobilier à Groléjac

Dossier 01Publié le 4 min de lecture

Maison en vieille pierre avec volets en bois et jardin
Dans cette enquête

    L’acheteur ne regarde jamais un bien seul

    Un acheteur ne découvre pas votre maison isolément. Il la voit dans une liste de résultats, entre d’autres biens de la même zone et de la même gamme de prix, et il compare en quelques secondes : surface, terrain, état, photos, prix.

    Des chercheurs ont décrit ce mécanisme dans une étude publiée en 2003 dans le Journal of Real Estate Finance and Economics : un prix affiché plus élevé allonge le temps de vente attendu, notamment parce que l’acheteur se sert du prix pour juger de la valeur du bien. Ce n’est pas une étude française ; je la cite pour le mécanisme qu’elle met en évidence. Le prix ne dit pas seulement combien coûte une maison : il décide avec quelles autres maisons elle sera comparée.

    Le prix ne dit pas seulement combien coûte une maison : il décide avec quelles autres maisons elle sera comparée.

    Un marché où l’acheteur a le choix

    D’après l’étude du réseau Laforêt sur le troisième trimestre 2026, reprise par SeLoger le 7 octobre 2026, l’offre de maisons à vendre a progressé d’environ 4 % sur un an au niveau national, pendant que la demande reculait d’environ 4 %. Dans ce contexte, l’acheteur prend son temps et écarte vite ce qui lui paraît moins intéressant que l’annonce voisine.

    Ces chiffres sont nationaux. Ils ne décrivent pas chaque commune du Périgord Noir, mais ils expliquent pourquoi un léger décalage, qui passait inaperçu quand les acheteurs se disputaient les biens, suffit aujourd’hui à faire passer une annonce au second plan.

    Les chiffres clés

    +4 % d’offre de maisons à vendre sur un an, environ France, 3e trimestre 2026 · étude Laforêt, via SeLoger

    −4 % de demande des acheteurs sur la même période, environ France, 3e trimestre 2026 · même étude

    5 ans de ventes signées consultables dans la base DVF DGFiP, sur data.gouv.fr

    « Même secteur, même type » : une ressemblance souvent trompeuse

    Deux maisons de même surface dans la même commune peuvent ne pas jouer dans la même catégorie. Ce qui les sépare aux yeux d’un acheteur :

    • l’exposition, la vue, le voisinage et les nuisances ;
    • la taille et l’usage du terrain ;
    • les travaux à prévoir, toiture, menuiseries, assainissement individuel ;
    • la performance énergétique : selon l’étude des Notaires de France sur la valeur verte, publiée le 7 janvier 2026, les logements performants se sont vendus plus cher en 2024 et les logements très énergivores moins cher.

    Autre point essentiel : les prix affichés par les biens voisins ne sont pas des prix de vente. Les ventes réellement signées sont publiques, dans la base DVF de la Direction générale des finances publiques, qui couvre les cinq dernières années. C’est elle qui dit où se situe le marché, pas les annonces.

    Les repères cités dans cette enquête

    RepèreCe qu’il indiquePortéeSource
    Offre et demandeoffre de maisons en hausse d’environ 4 %, demande en baisse d’environ 4 % sur un anFrance, 3e trimestre 2026Laforêt, via SeLoger
    Performance énergétiquelogements performants vendus plus cher, logements très énergivores moins cherFrance, ventes 2024Notaires de France
    Prix affichéun prix affiché plus élevé allonge le temps de vente attenduÉtude étrangère, 2003Journal of Real Estate Finance and Economics
    Ventes signéesles prix réellement payés, à partir des actes notariésFrance, cinq dernières annéesDVF, DGFiP

    Des contacts, mais pas de visite sérieuse

    Une situation fréquente : l’annonce reçoit des appels ou des messages, parfois des visites, mais aucune ne débouche sur une offre. Cela signale en général l’un de ces trois points :

    • les visiteurs n’avaient pas le projet ou le financement correspondant ;
    • la maison réelle ne correspond pas à l’image donnée par l’annonce ;
    • une fois sur place, le visiteur compare avec une autre maison et la trouve plus avantageuse au même prix.

    Chacun de ces cas appelle une correction différente. C’est pourquoi je cherche la cause avant de proposer quoi que ce soit.

    Comment on corrige

    On commence par ce qui ne touche pas au prix : compléter l’annonce, revoir les photos, préciser les points forts que l’acheteur ne voit pas. Si le prix est en cause, je vous présente les ventes comparables, et la décision vous appartient.

    En résumé

    Quand des biens comparables se vendent et pas le vôtre, la cause est le plus souvent identifiable : un prix qui place la maison dans le mauvais groupe de comparaison, une présentation incomplète ou des visiteurs mal ciblés. Le point de départ est un comparatif objectif, appuyé sur les ventes réelles. C’est ce que je vous propose de faire avec l’estimation.

    Ce que l’article ne dit pas

    Sur le papier, tout cela paraît simple. Sur le terrain, chaque annonce a son point de blocage, et c’est rarement celui qu’on croit. Le repérer, c’est mon métier.

    Me parler de votre annonce

    la suite se joue chez vous,
    autour d’un café

    pour aller plus loin

    Situer votre maison face aux ventes réelles du secteur.

    Je compare votre bien aux ventes signées autour de lui et aux annonces qu’un acheteur verra à côté. Vous décidez ensuite, avec les éléments en main.

    Ou appelez-moi au 07 82 93 00 00, tous les jours de 9 h à 20 h.

    Ruelle de village en pierre blonde

    des chiffres d’ici,
    racontés simplement